Au-dessus des toits de la ville, un soupir de soulagement, un regard levé, une vue qui s'étend au loin, une plongée dans les profondeurs. Les vues urbaines abstraites de Yasin Isanc, avec leurs motifs rythmiques de couleurs et de formes, s'unissent d'une part au paysage qui les entoure, et apparaissent ailleurs comme une formation autonome qui échappe à l'appropriation par l'homme.
Depuis quatre ans, Yasin Isanc s'intéresse à la ville, principalement depuis la terrasse sur le toit de son atelier. L'être humain ne trouve plus sa place dans la réduction à l'essentiel pratiquée par Isanc. La ville se présente seule au spectateur ; l'accentuation des nuances de couleurs la rend mystérieuse et inaccessible, créant un sentiment d'aliénation. Néanmoins, les détails choisis par Yasin Isanc éveillent chez le spectateur un sentiment de familiarité et de reconnaissance.
Yasin Isanc parvient à lancer une réflexion nuancée sur la familiarité et l'étrangeté, la proximité et l'éloignement, la mélancolie de la vie urbaine et la nostalgie du contact avec la nature.
Avec sa série « Weitblick » (Vision), il rend hommage à la complexité et à la grâce de la forme urbaine et lui confère une nouvelle réalité.
26 juin à partir de 17 heures
Du 27 juin au 13 juillet
Tous les jours de 13h à 19h





